Prénom garçon en P : les 20 plus donnés en France en 2025

En 2025, seuls 4 470 garçons nés en France ont reçu un prénom commençant par P, soit 1,5 % des naissances masculines — et deux prénoms, Paul (1 725) et Pablo (855), en concentrent à eux seuls plus de la moitié. Voici la liste complète des prénoms de garçon en P réellement donnés cette année, avec leurs effectifs officiels, plus les options rares pour ceux qui cherchent autre chose que Paul.

En bref

  • Paul est le seul prénom en P du top 50 français : 23e au classement national 2025.
  • La lettre P est passée de 17,5 % des garçons en 1960 à 1,5 % en 2025 : c’est l’effondrement le plus spectaculaire de l’alphabet.
  • Pierre n’est plus donné que 260 fois par an, contre 16 475 fois en 1930.
  • Choisir un prénom en P aujourd’hui, c’est donc quasi automatiquement choisir un prénom peu porté.

Les 3 chiffres qui résument la situation #

  • 4 470 : le nombre total de garçons prénommés avec un P en 2025, sur 302 690 garçons figurant au fichier.
  • 72 : le nombre de prénoms masculins en P suffisamment donnés pour apparaître au Fichier des prénoms de l’Insee.
  • 17,48 % : la part des prénoms en P chez les garçons nés en 1960, l’année du sommet.

Les 20 prénoms de garçon en P les plus donnés en 2025 #

Effectifs officiels du Fichier des prénoms de l’Insee (édition publiée le 16 juillet 2026, arrondis au multiple de 5). Le « rang national » indique la place du prénom parmi l’ensemble des prénoms masculins.

À lire Prénom espagnol garçon : le top 10 de l’Espagne en 2024

Prénom en P Garçons nés en 2025 Rang national Rappel 2024
Paul 1 725 23e 1 805
Pablo 855 68e 835
Pierre 260 206e 285
Pio 245 219e 250
Paolo 230 236e 200
Paulin 155 332e 140
Paco 95 482e 95
Priam 75 594e 115
Pacôme 75 585e 60
Pavel 70 615e 60
Pharell 65 653e 100
Philippe 55 714e 60
Prince 50 802e 55
Peter 35 1014e 40
Pedro 30 1204e 40
Preston 20 1586e 20
Pietro 20 1731e 25
Pierre-louis 20 1514e 20
Pharrell 20 1625e 30
Patrick 20 1559e 30

Pourquoi la lettre P a-t-elle disparu ? #

C’est l’histoire d’une génération entière. Dans les années 1950-1960, quatre prénoms en P raflent la mise en même temps :

  • Philippe, sommet en 1963 avec 26 215 garçons — il n’en reste que 55 en 2025 ;
  • Patrick, sommet en 1956 avec 21 350 — 20 en 2025 ;
  • Pascal, sommet en 1962 avec 21 255 — 5 en 2025 ;
  • Patrice, sommet en 1961 avec 5 745.

Résultat : en 1960, plus d’un garçon sur six portait un prénom en P. Ces prénoms se sont ensuite éteints presque simultanément, et rien n’a pris leur place. La part de la lettre est retombée à 3,4 % dès 1980, 1,7 % en 2010, 1,48 % en 2025.

C’est un mécanisme classique : un prénom massivement donné pendant quinze ans devient le prénom des pères, puis des grands-pères, et cesse d’être disponible pour les nouveau-nés. La lettre P a simplement eu quatre de ces prénoms d’un coup.

Le détail que beaucoup ignorent : Paul n’a jamais été le grand prénom en P du XXe siècle. Son sommet, 8 775 naissances en 1920, est trois fois inférieur à celui de Philippe. En revanche, il est le seul à avoir traversé le siècle sans jamais s’effondrer — et il reste aujourd’hui le n° 1 de sa lettre.

À lire Prénom court garçon : les 30 plus donnés en France en 2025

Que valent les autres, concrètement ? #

  • Paul (1 725) — du latin paulus, « petit », « humble ». Le classique absolu, porté par l’apôtre Paul. Court, connu de tous, jamais ridicule : c’est le choix sûr, à condition d’accepter qu’il soit 23e de France.
  • Pablo (855) — la forme espagnole de Paul, en légère hausse (835 en 2024). Le compromis entre familier et sonore.
  • Pierre (260) — sa rareté actuelle est la vraie surprise du classement. Un prénom archi-connu, mais que votre fils a de bonnes chances d’être seul à porter dans son école.
  • Pio (245) et Paolo (230) — les options italiennes, en progression pour Paolo (200 en 2024). À rapprocher des autres prénoms italiens pour garçon, dont plusieurs explosent en France.
  • Paulin (155) — le dérivé rétro de Paul, dans la même veine que Marceau ou Augustin.
  • Paco (95), Pacôme (75), Priam (75) — le registre vraiment rare. Priam, roi de Troie dans l’Iliade, recule d’ailleurs (115 en 2024).

Le piège à éviter avec un prénom en P #

La lettre P est une occlusive sourde : elle claque et marque la coupure entre les mots. Concrètement, elle se marie mal avec un nom de famille commençant lui aussi par une consonne dure (P, B, T, D, K). « Paul Perrin » ou « Pablo Béchard » demandent un effort d’articulation que « Paul Amiot » ne demande pas.

Le test reste le même que pour n’importe quel prénom : prononcez l’ensemble à voix haute, dix fois, vite. Si vous butez, votre enfant butera aussi — et les autres également. Nos critères complets sont détaillés dans le guide prénom garçon, et le sujet de l’accord prénom/nom est traité dans notre article sur la compatibilité des prénoms.

Questions fréquentes #

Quel est le prénom de garçon en P le plus donné en France ?

Paul, avec 1 725 naissances en 2025, ce qui le place au 23e rang national. Viennent ensuite Pablo (855), Pierre (260), Pio (245) et Paolo (230).

Les prénoms en P sont-ils rares aujourd’hui ?

Oui, très. Ils représentent 1,5 % des garçons nés en 2025, contre 17,5 % en 1960. Hors Paul et Pablo, aucun prénom en P n’atteint 300 naissances par an.

À lire Prénom américain garçon : le top 10 des États-Unis en 2025

Quel prénom en P choisir pour un garçon si l’on veut de l’original ?

Dans les prénoms réellement attribués mais peu portés : Paulin (155), Paco (95), Pacôme (75) ou Priam (75). Pierre, avec seulement 260 naissances, est paradoxalement devenu une option rare tout en restant un prénom que tout le monde connaît.

À retenir #

Un prénom de garçon en P est aujourd’hui presque toujours un prénom rare : la lettre a perdu plus de 90 % de son poids en soixante ans. Paul et Pablo restent les deux valeurs sûres ; Pierre, Pio, Paolo et Paulin offrent le meilleur rapport entre notoriété et rareté ; Pacôme, Paco et Priam relèvent du choix assumé. Dans tous les cas, vérifiez l’accord avec le nom de famille avant de trancher.

Ruth Duvernois

L'éveil et les apprentissages des jeunes enfants sont au cœur de mon travail depuis une dizaine d'années, entre lectures spécialisées et terrain. J'écris sur les activités créatives et éducatives à proposer selon l'âge, le développement du langage, la motricité et tout ce qui aide un enfant à grandir en confiance. J'aime traduire des notions de pédagogie en idées simples, réalisables à la maison avec peu de matériel. Avant de partager une activité ou un repère de développement, je m'appuie sur des sources sérieuses et je rappelle que chaque enfant avance à son rythme : il n'y a pas de norme rigide. Je me tiens à distance des injonctions culpabilisantes faites aux parents. Mon angle : encourager, outiller et rassurer, en montrant que l'apprentissage passe d'abord par le jeu et la relation. Je veux des contenus utiles aux familles comme aux professionnels de la petite enfance.

À lire Prénom arabe garçon : le top 40 réel en France en 2025

Selection : consultant SEO Bordeauxagence web 77